Activisme et passivisme face à l’occupation allemande
L’année 1917 constitue un moment important dans l’histoire du mouvement flamand du fait des décisions prises par l’occupant depuis le début du conflit. En effet, une des lignes de force de la politique allemande dans l’administration du territoire belge relève d’une vision stratégique à longue échéance : il s’agit, pour l’Empire du Kaiser, de s’appuyer sur la Flandre pour briser la prédominance de l’influence française en Europe et, partant, du « fait francophone » en Belgique.
Sur les cartes d’état-major, la Belgique, « accident de l’histoire européenne », est considérée comme un simple territoire de passage pour les stratèges allemands. Cependant, les occupants ne se limitent pas à cette définition et ils tendent à transformer la Belgique neutre et indépendante en État vassal. Un des avantages stratégiques de la Belgique réside dans les ports de la mer du Nord qui permettent un accès plus commode à l’océan Atlantique que la mer Baltique, qui est très enclavée. (1)
| Plan d'attaque des troupes allemandes dit "plan Schlieffen" élaboré en 1905 par le Général Schlieffen. |
Cette vision géopolitique de l’Europe fait partie d’un plan plus large dans lequel l’Empire du Kaiser cherche à se donner une position conforme à ses aspirations, celle de leader de la Mitteleuropa. (2)
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| L'Empire Allemand au centre de l'Europe - Carte des alliances militaires durant le conflit - Licence Creative Commons |
Forte de sa puissance industrielle et de son prestige scientifique, l’Allemagne entend réaliser ses ambitions impériales par la mise en place d’un projet annexionniste. Un scénario envisagé avant-guerre est de faire de la Flandre un État autonome dirigé par un prince allemand au sein de l’Empire. Cet État élargi, englobant les ports français de la Manche, aurait pour capitale Anvers et disposerait de son propre parlement unilingue néerlandophone. Il est prévu que les francophones soient chassés du territoire. (3)
Ce projet pan germanique ne remportera pas l’avis de la majorité en Allemagne. Une autre stratégie est privilégiée durant le conflit : ce sera la Flamenpolitik. Celle-ci consiste à donner des gages aux revendications politiques - et donc linguistiques - du mouvement flamand jusque alors en butte au refus obstiné des élites francophones du nord comme du sud du pays. En effet, dans le cadre de la Belgique unitaire d’avant-guerre, peu d’hommes politiques étaient favorables aux revendications populaires du mouvement flamand : la reconnaissance de la langue et du fait culturel, la liberté de disposer d’un enseignement néerlandophone.
Il faut noter cependant qu’en Belgique, face à l’invasion allemande, un certain accord s’était dégagé — y compris dans la mouvance flamingante — pour mettre de côté les revendications politiques en attendant le retour de la paix. C’est le courant que l’on appelle « passiviste ». En face de lui, le courant « activiste », minoritaire, était disposé à saisir la moindre opportunité, fut-ce de la main des occupants. Ce courant opta pour une politique de collaboration.
La guerre éclair souhaitée par les belligérants s’est enlisée dans les tranchées du nord. Le temps passe. Il faut gérer le quotidien et s’occuper des territoires conquis. Les autorités allemandes mettent en place une organisation administrative séparée en deux entités selon le régime linguistique. En effet, le 21 mars 1917, un décret sépare le pays en deux régions administratives : la Wallonie avec Namur comme capitale et la Flandre avec Bruxelles comme capitale. Chaque région est voulue comme homogène et unilingue. De ce fait, le néerlandais devient la seconde langue officielle du Royaume de Belgique.
Pour les activistes c’est une véritable fuite en avant : minoritaires et tenus en piètre estime par la majorité de la population, ils ont besoin de justifications à leurs actions qu’ils prétendent mener au nom d’une nation flamande dont ils se veulent les représentants. (4)
La « flamandisation » forcée de l’Université de Gand en 1916 est ressentie comme un acte vil et méprisable par l’opinion publique. Cette initiative des occupants est rejetée par quasi tous les bords politiques : on parlera d’ « Université von Bissing ». Les enseignants francophones se sont opposés massivement aux premières tentatives de réouverture, et ce dès l’été 1915 : ils voyaient dans ces manœuvres politiques une sorte de trahison à l’égard des étudiants et anciens étudiants qui continuaient de se battre sur le front de l’Yser.
Il n’est pas surprenant dans ce contexte que, dès la rentrée 1919, l’Université de Gand redevienne francophone en réaction à cette décision unilatérale.
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| Les historiens Henri PIRENNE (1862-1935) et Paul FRÉDÉRICQ (1850-1920) prisonniers en Allemagne en 1916 – Collections Archives de l’ULB. |
Cependant, les figures académiques gantoises, dont Henri Pirenne et Paul Frédéric, qui s’étaient illustrées dans la résistance à la mise en place des projets de l’occupant et des collaborateurs flamingants sont conscientes que l’organisation des études supérieures doit changer au nord du pays. Il faudra attendre pour que les revendications légitimes soient entendues et que l’institution adopte ensuite l’usage unique du néerlandais. Alors qu’un projet de loi déposé conjointement par les trois députés surnommés "les trois coqs chantants" : Frans Van Cauwelaert, catholique, Camille Huysmans, socialiste et Louis Franck, libéral, est discuté sans succès durant les années 1910-1912 face à une vive opposition, c’est finalement en 1932 que sera instaurée l’université flamande. (5)
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| Affiche appelant à un meeting en faveur d'une université néerlandophone, 1910 - Collection Archives -Universiteit Gent. |
La consultation populaire organisée par le Raad van Vlaanderen, le 3 février 1918, est un échec. Le soutien populaire n’est pas au rendez-vous. Bien plus, l’agitation est intense au point que les Allemands eux-mêmes doivent mettre un terme au processus électoral. Désormais, les Allemands ne présument plus de la sympathie « politique » de la population flamande pour l’Allemagne, sympathie qui avait été déduite hypothétiquement à partir des similitudes ethnolinguistiques mises en évidence dans les atlas linguistiques de l’Europe de l’époque.
Les visions administratives des forces d’occupation se heurtent à un sentiment général d’opposition : là où elles avaient cru pouvoir s’appuyer sur des aspirations nationalistes flamandes, elles sont confrontées à un patriotisme belge qui avait été sous-estimé. De plus, l’entrée en guerre et le statut d’État neutre n’avaient fait qu’amplifier ce sentiment auprès de la majorité de la population du jeune pays qu’était la Belgique. La tentative de néerlandisation forcée par l’occupant de la vie publique et administrative ne séduit qu’une minorité de flamingants.
Et à Bruxelles ?
C’est dans la capitale que les flamingants sont le plus tentés par l’activisme car c’est à Bruxelles que la sensation d’une suprématie absolue du français est la plus forte. (6) Cependant, il s’agit là d’un mauvais calcul politique car dans l’opinion publique, en cette fin de conflit, on les associe à la situation économique difficile, au chômage, aux réquisitions et à la disette, dont on les tient pour partie responsables. La population de Bruxelles a froid durant les hivers 1917 et 1918 : on abat des arbres en cachette ou on en est réduit à brûler des meubles pour se chauffer. La population de Bruxelles est affamée : les distributions de repas ou de vivres permettent tout juste de ne pas mourir de faim.
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| Pour se nourrir la population met en culture tous les espaces disponibles en ville. In - 1914-18 Illustré, 31/10/1916. |
Dès lors, le changement de législation imposant le néerlandais dans l’espace public à Bruxelles passe très mal auprès de la population.
Face à cette montée de boucliers, les activistes s’isolent et se radicalisent encore davantage dans leurs prises de position : ils deviennent la « conscience » et « l’avant-garde » d’un peuple opprimé en attente d’indépendance, d’une « nation flamande » qu’ils voudraient voir émerger comme entité politique. Chaque critique les renforce dans leur logique de collaboration et les incite à plus de dureté dans leurs choix politiques : puisque la réalité sociale et politique ne se conforme pas à leurs souhaits, ils vont tenter la changer radicalement.
Mais la majorité des néerlandophones, et en particulier les flamingants restés loyaux à l’État belge, est bien consciente que des mesures autoritaires d’indépendance obtenues via l’occupant risquent de discréditer l’évolution à long terme du mouvement. La voie des réformes obtenues de manière démocratique et légitime est de loin préférable afin de consolider des acquis linguistiques : ceux-ci, une fois obtenus, pourront plus difficilement être remis en question. Cette frange du mouvement flamand va opter pour la voie démocratique contre l’autoritarisme.
Depuis la fin du XIXe siècle, les revendications portant sur l’égalité linguistique et plus précisément le bilinguisme généralisé s’inscrivent pleinement dans le cadre de l’État belge.
Toutefois, malgré des revendications que l’on peut juger a posteriori comme modérées, le mouvement flamand s’est longtemps heurté à un front de refus de la part de la classe politique francophone au nord comme au sud du pays.
Sur le front.
Ce mouvement flamand d’alors, fortement catholique et rural, est anti-francophone et opposé aux progrès des grandes villes considérées comme des « lieux de perdition » au main d'une bourgeoisie instruite dans la langue de Voltaire où l'idéologie libérale est largement diffusée depuis la révolution française. Pour les principaux acteurs de ce courant de pensée, les changements introduits par l’industrialisation et la modernité dans la vie quotidienne sont autant d’atteintes à la « pureté » de l’âme flamande. (9)
La collaboration des « Activistes » avec l’occupant leur vaudra après la guerre de lourdes condamnations devant les tribunaux civils ou militaires, dont pas moins de 39 condamnations à mort. La peine capitale a été réintroduite en 1916 à l’instigation de la justice militaire, cependant aucune des sentences capitales ne seront appliquées sur l’intervention directe du ministre de la Justice Émile Vandervelde qui obtiendra la grâce royale. De plus, des lois d’amnistie furent votées en 1928 et 1937, mettant un terme à ce que l’on a appelé « la répression des inciviques ». Quelques années plus tard, lorsque surviendra la Seconde Guerre mondiale, certains de ceux qui ont été désignés comme « inciviques » réitéreront leur collaboration avec l’occupant allemand voire adhéreront aux thèses nazies…(10)
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| Vue de la zone de l'Yser dans l'immédiat après-guerre - Archives de l'ULB Fonds Massart |
Le principe général qui préside à la réorganisation de l’État devenu fédéral est l’unilinguisme régional pour la Flandre et la Wallonie et le bilinguisme pour la capitale.
Bien que progressivement bilingue dans l’organisation des études depuis 1919 et dans les décennies qui suivent, l’Université Libre installée à Bruxelles ne peut rester insensible aux mutations du contexte politique général et à l’évolution du paysage institutionnel qui marque la fin de la « Belgique de papa ». C’est ainsi qu’elle procède à son tour en 1969 à une scission en deux entités sœurs à Bruxelles : l’ULB francophone et la VUB néerlandophone.
Pour en savoir plus :
(1) VANDEWEYER Luc, La côte belge convoitée par la Kaiserliche Marine, in- VLIZ, 2013, n°36, pp.8-13
VILLIERS Patrick, La lutte pour le contrôle de la mer en Manche-Est et Pas-de-Calais pendant la Grande Guerre, in - Guerres mondiales et conflits contemporains, 2012, no 3, p. 51-65
(2) DELFORGE Paul, La politique allemande à l’égard de la Belgique de 1914 à 1918, Émission Mémo animée par Jacques Olivier, RTBF, la première, 25/04/2009 page 2.
(3) Idem, page 4.
(4) DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique entre exaltation et rejet, 1914-1918, in- Cahiers d’Histoire du Temps Présent, n° 7, 2000, pp.17-49 et plus précisément page 41.
Sur le contexte général en Belgique avant guerre et sur la question linguistique, voir aussi : DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique et la Première Guerre mondiale, Peter Lang, 2004, pp. 27-30.
(5) WITTE Els Witte La question linguistique en Belgique dans une perspective historique, in- Pouvoirs, vol. 136, no. 1, 2011, pp. 37-50 page 41 et aussi GOTOVITCH José, La légation d’Allemagne et le Mouvement flamand entre 1867 et 1914 in - Revue belge de philologie et d’histoire, 1967, vol. 45, no 2, p. 438-478 page 468.
Pour une biographie en français de Louis Franck, Docteur de Droit de l' ULB, voir la notice qui lui est consacrée dans la Biographie Nationale
(6) DE WEVER Bruno, VERDOODT Frans-Jos, VRINTS Antoon, Les patriotes flamands et la construction de la nation, in- Courrier hebdomadaire du CRISP, 2016/31 (n° 2316), p. 5-38 page 22.
voir aussi SCHEPENS, Luc, Albert Ier et le gouvernement Brocqueville 1914-1918. aux origines de la question communautaire. Paris-Gembloux, Ed. Duculot, 1983. - tout particulièrement le chapitre intitulé "les réactions belges à la Flamenpolitik allemande", pp.107-151.
(7) DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique et la Première Guerre mondiale, Peter Lang, 2004, page 188.
(8) Idem, page 195.
Voir aussi sur la "Question flamande" l'ouvrage de Marie-Rose Thielemans, Albert Ier. Carnets et correspondance de guerre. Paris et Louvain-La -Neuve, Ed. Duculot 1991, pages 120 à 126.
(9) Ces idées sont souvent mal comprises par le public francophone non spécialisé mais elles sont bien exposées dans la littérature notamment par DEWEVER Bruno et Al. , op. cit., et DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique, op. cit. et aussi DESCHOUWER Kris, Comprendre le nationalisme flamand, in- Fédéralisme Régionalisme , Volume 1 : 1999-2000 - Nationalisme et démocratie.
SCHEPENS, Luc, Albert Ier et le gouvernement Brocqueville, 1914-1-1918. Aux origines de la question communautaire. Paris-Gembloux, Duculot, 1983, p.40.
(10) VAN EVERBROEK Christine, L’activisme entre condamnation et réhabilitation : influence de l’activisme et des activistes sur le développement du nationalisme flamand dans l’entre-deux-guerres ; contribution à l’histoire du nationalisme flamand (Thèse de doctorat non publiée), Bruxelles, Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres, 1997
MONBALLYU Jos, La justice transitionnelle en Belgique dans les affaires pénales après la Première Guerre mondiale (1918–1928), in- Tijdschrift voor Rechtsgeschiedenis/Revue d’Histoire du Droit/The Legal History Review, 2012, vol. 80, no 3-4, p. 443-479
VILLIERS Patrick, La lutte pour le contrôle de la mer en Manche-Est et Pas-de-Calais pendant la Grande Guerre, in - Guerres mondiales et conflits contemporains, 2012, no 3, p. 51-65
(2) DELFORGE Paul, La politique allemande à l’égard de la Belgique de 1914 à 1918, Émission Mémo animée par Jacques Olivier, RTBF, la première, 25/04/2009 page 2.
(3) Idem, page 4.
(4) DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique entre exaltation et rejet, 1914-1918, in- Cahiers d’Histoire du Temps Présent, n° 7, 2000, pp.17-49 et plus précisément page 41.
Sur le contexte général en Belgique avant guerre et sur la question linguistique, voir aussi : DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique et la Première Guerre mondiale, Peter Lang, 2004, pp. 27-30.
(5) WITTE Els Witte La question linguistique en Belgique dans une perspective historique, in- Pouvoirs, vol. 136, no. 1, 2011, pp. 37-50 page 41 et aussi GOTOVITCH José, La légation d’Allemagne et le Mouvement flamand entre 1867 et 1914 in - Revue belge de philologie et d’histoire, 1967, vol. 45, no 2, p. 438-478 page 468.
Pour une biographie en français de Louis Franck, Docteur de Droit de l' ULB, voir la notice qui lui est consacrée dans la Biographie Nationale
(6) DE WEVER Bruno, VERDOODT Frans-Jos, VRINTS Antoon, Les patriotes flamands et la construction de la nation, in- Courrier hebdomadaire du CRISP, 2016/31 (n° 2316), p. 5-38 page 22.
voir aussi SCHEPENS, Luc, Albert Ier et le gouvernement Brocqueville 1914-1918. aux origines de la question communautaire. Paris-Gembloux, Ed. Duculot, 1983. - tout particulièrement le chapitre intitulé "les réactions belges à la Flamenpolitik allemande", pp.107-151.
(7) DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique et la Première Guerre mondiale, Peter Lang, 2004, page 188.
(8) Idem, page 195.
Voir aussi sur la "Question flamande" l'ouvrage de Marie-Rose Thielemans, Albert Ier. Carnets et correspondance de guerre. Paris et Louvain-La -Neuve, Ed. Duculot 1991, pages 120 à 126.
(9) Ces idées sont souvent mal comprises par le public francophone non spécialisé mais elles sont bien exposées dans la littérature notamment par DEWEVER Bruno et Al. , op. cit., et DE SCHAEPDRIJVER Sophie, La Belgique, op. cit. et aussi DESCHOUWER Kris, Comprendre le nationalisme flamand, in- Fédéralisme Régionalisme , Volume 1 : 1999-2000 - Nationalisme et démocratie.
SCHEPENS, Luc, Albert Ier et le gouvernement Brocqueville, 1914-1-1918. Aux origines de la question communautaire. Paris-Gembloux, Duculot, 1983, p.40.
(10) VAN EVERBROEK Christine, L’activisme entre condamnation et réhabilitation : influence de l’activisme et des activistes sur le développement du nationalisme flamand dans l’entre-deux-guerres ; contribution à l’histoire du nationalisme flamand (Thèse de doctorat non publiée), Bruxelles, Université libre de Bruxelles, Faculté de Philosophie et Lettres, 1997
MONBALLYU Jos, La justice transitionnelle en Belgique dans les affaires pénales après la Première Guerre mondiale (1918–1928), in- Tijdschrift voor Rechtsgeschiedenis/Revue d’Histoire du Droit/The Legal History Review, 2012, vol. 80, no 3-4, p. 443-479
Et aussi :
STENGERS Jean, La déconstruction de l’État-nation : le cas belge, in-Vingtième siècle. Revue d’histoire, 1996, p. 36-54
GUBIN Eliane, D'une histoire nationale à l'autre : à propos de l'historiographie du mouvement flamand en Belgique. In - Revue de l'Université de Bruxelles, 1981, pp.125-144.
GUBIN Eliane, D'une histoire nationale à l'autre : à propos de l'historiographie du mouvement flamand en Belgique. In - Revue de l'Université de Bruxelles, 1981, pp.125-144.
MEYLAERTS Reine, Rewriting the history of collaboration in Belgium (1914-1918): translation and censorship in- Les Archives du Conseil de Flandre, 2006.
YAMMINE Bruno, Drang nach Westen. De fundamenten van de Duitse Flamenpolitik (1870-1914), Davidsfonds, Leuven 2011.
MERTENS, Jacques. Belgische Vrijmetselaars in En over "de Groote Oorlog". 2018. Print, pp. 121-147.
Les pages de ce chapitre sont entièrement consacrées à la question flamande et à l'activisme.
























