Le 11 novembre 1918 à 11 heures du matin le clairon sonne l’armistice sur tous les fronts : c’en est fini de quatre années de conflit. Mais, à un siècle de distance, est-ce vraiment la date qui symbolise le mieux la fin de la guerre ou la libération de Bruxelles ?
Les ravages liés à la guerre continuent à peser sur la population. Il faut rétablir les approvisionnements après des années de privations et reconstruire afin de permettre un retour à la normale.
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| Paysage de la ligne de front après guerre - Fonds iconographique Jean Massart - Archives de l'ULB. |
La sévère occupation allemande de Bruxelles et le régime administratif mis en place depuis le 20 août 1914 prend fin dans la confusion. Entre le 9 et le 15 novembre, c’est l’agitation dans une partie de l’armée occupante qui traverse un moment d’agitation révolutionnaire : des soldats épuisés et démoralisés se révoltent et refusent de suivre les ordres de la hiérarchie militaire. Le climat est à la révolution à Berlin, mais aussi à Bruxelles. De plus, depuis le mois d’octobre 1918, un certain nombre de fonctionnaires allemands et leurs familles ont plié bagage-, quittant la capitale belge. Ils sont bientôt suivis par les troupes qui reviennent du front et traversent Bruxelles avant de rejoindre le territoire allemand. Cette retraite militaire se fait de manière désorganisée : les unités se sont débandées et les désertions se multiplient. Ce sont entre 50 et 60 000 soldats peu ou pas encadrés qui traversent entre le 10 et le 12 novembre le nœud de communication que constitue Bruxelles. Le climat est tendu, les rumeurs vont bon train, on déplore des incidents graves ainsi que des morts entre factions opposées parmi les occupants.
Le mouvement est parti d’Allemagne où des marins se sont mutinés dès le 29 et le 30 octobre, refusant un affrontement - perçu comme désormais inutile - avec la marine anglaise. Dans les jours qui suivent, les premiers « conseils de soldats » voient le jour, sur le modèle de la Russie soviétique. A plusieurs endroits, on proclame la naissance de la République et l’abolition de la monarchie. Le but est de mettre un terme à la guerre.
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| Paysage de la ligne de front après guerre - Fonds iconographique Jean Massart - Archives de l'ULB. |
La population de Bruxelles patiente, incrédule. Les premiers prisonniers politiques sont libérés et quittent la prison de Saint-Gilles. Les citoyens restent cependant circonspects : il leur est difficile d’accepter cette « libération » venant des mains d’un ennemi en déroute et qui ne résulte pas d’une victoire décisive sur le front, où les troupes des deux camps sont épuisées, enlisées depuis plusieurs années dans les tranchées. (1)
Des scènes de désordre se produisent dans Bruxelles jusqu’au 15 novembre. On déplore plusieurs morts dans la population belge. Le 15 et le 16 novembre, les premiers soldats anglais, belges et alliés arrivent enfin dans la capitale. Le 17 novembre, les autorités communales hissent enfin le drapeau belge sur l’hôtel de ville de Bruxelles. Le 18 novembre, le bourgmestre Adolphe Max, figure bruxelloise de la résistance, longuement emprisonné par l’occupant, reprend sa fonction mayorale.
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| Buste d'Adolphe Max à l'Hôtel de Ville de Bruxelles - Photographie Adrien Antoniol-ULB-DBIS. |
Le Roi Albert 1er effectue le 22 novembre une entrée solennelle dans la capitale pavoisée aux couleurs nationales : la guerre est désormais terminée.
C’est l’enthousiasme et la liesse populaire tout au long du cortège, tant dans les rues de Bruxelles qu’au parlement, où le « Roi chevalier », en grand uniforme, prononce en français devant la nation un discours retentissant, qui, après l’hommage aux morts, militaires et civils, prend une tournure programmatique. A la tête d’un nouveau gouvernement d’union nationale, le Roi annonce que le suffrage universel pur et simple est enfin accordé aux hommes de 21 ans et plus, ainsi que, par dévolution, aux veuves de guerre. Dans le monde du travail ce sera désormais la loi des huit heures qui prévaudra, ainsi que la liberté syndicale et la reconnaissance du droit de grève. De plus, attentif aux revendications flamandes, le Roi s’engage à donner une place officielle à la langue néerlandaise dans l’enseignement supérieur et dans l’administration. Le grand dessein du Souverain et de son entourage est de rétablir un certain équilibre au sein de la société, afin d’éviter toute agitation politique.
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| Le Roi vainqueur le 22 novembre 1918 - Collection privée Philippe Noël - ULB- DBIS |
Le retour du Roi Albert à Bruxellles le 22 novembre 1918- Collection Archives Cinematek
Festivités de la libération de Bruxelles le 22 novembre 1918 - US National Archives- Department of Defense.
S’il faut retenir une autre date qui clôture la Première Guerre mondiale, ce serait plutôt celle qui, après l’armistice, marque la fin des négociations de paix : le Traité de Versailles est signé le 28 juin 1919. L’Allemagne est mise au ban des nations par les Alliés et soumise à de lourdes sanctions financières pour la réparation des dommages de guerre. Afin de préserver la paix, la Société des Nations est mise en place. Hélas, les conditions du Traité de Versailles contiennent en germe les éléments qui conduiront à la Seconde Guerre mondiale.
Il convient de souligner le rôle des juristes belges au cours de cette conférence de paix. Emmenés par le ministre Paul Hymans, ils vont jouer un rôle important. Crédités de la confiance du monde politique et « sortis de leur tour d’ivoire académique » (2), ils vont mettre leur expertise dans le domaine du droit des relations internationales au service de la diplomatie belge. Quelques grandes figures du droit, déjà reconnues avant la guerre dans le monde académique, vont s’illustrer sur la scène politique internationale. La Belgique, auréolée pendant un temps par son statut de « martyr d’août 1914 », espérait un traitement de faveur. Il n’en sera rien. Les revendications territoriales des négociateurs belges sur l’estuaire de l’Escaut (au détriment des Pays-Bas) et sur le Grand-Duché de Luxembourg ne sont pas rencontrées. Seul le territoire des cantons d’Eupen-Malmédy est concédé, ainsi que l’administration sur les territoires du Ruanda-Urundi. Les Alliés sont soucieux de ne pas accorder à la Belgique un traitement privilégié. Ainsi le siège de la Société des Nations sera-t-il établi à Genève au lieu de Bruxelles.
La Belgique ne retrouve pas non plus, après 1918, le rôle éminent de grande puissance industrielle qu’elle avait pu avoir au tournant du siècle. La réalité économique internationale et les rapports de force ont changé en profondeur et durablement.
Durant les années 1917 et 1918, les Allemands ont poursuivi une politique de réquisition et de démantèlement de l’industrie belge. Usine et infrastructures sont démontées et exportées, de nombreuses voies de chemin de fer et pas moins de 350 ponts sont détruits. Le bétail et la main d’œuvre civile sont réquisitionnés pour contribuer à l’effort de guerre allemand. Le but délibéré de toutes ces mesures est d’affaiblir les capacités de production de l’industrie afin que la Belgique se relève difficilement de la guerre. (3)
Particulièrement meurtrie par les années de guerre, la Belgique et sa population ont besoin d’aide. La « Commission for Relief of Belgium » continue sa mission d’approvisionnement en vivres jusqu’en 1919. La coordination des efforts entamée en 1915 se poursuit : les cargos circulent désormais librement et peuvent importer principalement des États-Unis, mais aussi du Canada et d’Argentine, les produits agricoles indispensables. (4)
La reconstruction
Dans un climat d’unité nationale et de ferveur patriotique autour de la personne du Roi, les Belges vont se mettre en devoir de reconstruire le pays et de relancer les activités normales en temps de paix. C’est dans ces conditions que les universités vont reprendre leurs activités, en permettant à plusieurs cohortes d’étudiants de terminer un cursus interrompu par le conflit.
La fin de la guerre marque un tournant pour l’Université Libre de Bruxelles. Dès 1911, le législateur avait accordé la personnalité juridique aux universités de Louvain et de Bruxelles, ce qui leur permettait de mener à bien en leur nom propre toute une série d’actes officiels, tels que des emprunts et des projets immobiliers. Les locaux de la Rue des Sols n’étaient plus adaptés au développement de l’institution qui avait déjà plusieurs laboratoires installés au Parc Léopold, comme nous l’avons retracé dans un précédent billet.
C’est la ville de Bruxelles qui va intervenir une fois de plus. Le Conseil communal en date du 12 août 1921 décide de faire don de la dizaine d’hectares de terrains où s’est tenue en 1910 l’Exposition Universelle. (5)
Le plateau du Solbosch, aux limites de l’agglomération urbaine d’alors, est disponible pour accueillir de nouvelles constructions qui répondent aux conceptions modernes de l’enseignement et de la recherche, grâce à de nombreux laboratoires bien équipés. Ce tournant marque, dans le choix de répartition des surfaces construites, le développement du partenariat entre l’université et le monde industriel (6) . C’est dans cet espace du Solbosch que va pouvoir se déployer le nouveau campus de l’Université libre de Bruxelles, pensé pour une population croissante de 3 000 étudiants.
Le premier bâtiment qui sort de terre est celui de la faculté des Sciences, l’actuel bâtiment U, conçu sur un modèle industriel fonctionnaliste. Il est construit entre 1922 et 1924.
Dès le départ, il ne fait pas l’unanimité auprès des contemporains, qui déplorent son architecture austère et ses couloirs labyrinthiques.
Un autre projet est dans les cartons, celui d’un bâtiment destiné à accueillir la bibliothèque, la faculté de Philosophie et Lettres, celle de Droit ainsi que l’administration.
| Le chantier du bâtiment U- Fonds iconographique Archives de l'ULB |
| Le bâtiment achévé - Fonds iconographique Archives de l'ULB. |
Pour réaliser cet important projet de construction et de redéploiement, l’Université sera aidée par le financement de la Commission for Relief in Belgium, en abrégé C.R.B.
Cette agence américaine dirigée par Hoover est la seule habilitée à s’occuper de l’aide en faveur de notre pays. Elle sera active jusqu’en mai 1919 dans sa forme originale. Le solde des fonds excédentaires disponible à cette date tant au C.R.B. qu’au Comité National de Secours et d'Alimentation (C.N.S.E.A.) sera consacré à la reconstruction des infrastructures universitaires, à l’enseignement supérieur et à la recherche. Hoover, en raison de son action, sera fait citoyen d’honneur de la ville de Bruxelles par son bourgmestre, Adolphe Max. De même il se verra attribuer le titre de Docteur Honoris Causa par l’ULB dès la fin 1918, puis par l’Université de Gand, de Liège et enfin de Louvain. (7)
Grâce au financement du C.R.B. s’élevant à près de vingt cinq millions de francs de l’époque pour la construction nouvelle, un concours d’architecture est organisé pour ce bâtiment de prestige. En effet, suite à l’incendie de la bibliothèque de Louvain en 1914, les Américains, sensibilisés par ce drame vont, dans un élan de générosité peu banal, financer les universités de Belgique.
Si l’Université Catholique de Louvain a fait reconstruire sur la place Ladeuze une nouvelle bibliothèque (8) pour remplacer l'ancienne, originellemnent située dans les anciennes halles entre la rue de Namur et la place du Vieux Marché, incendiée par les Allemands au début du conflit; de son côté, l’Université de Bruxelles a choisi de disposer, sur un nouveau campus moderne, d’une bibliothèque aux collections en libre accès. Munie d’une grande salle de lecture de 150 places éclairée par de hautes baies vitrées, c’est l’outil indispensable voulu par ses promoteurs pour la formation des étudiants et le travail des enseignants. (9)
Si l’Université Catholique de Louvain a fait reconstruire sur la place Ladeuze une nouvelle bibliothèque (8) pour remplacer l'ancienne, originellemnent située dans les anciennes halles entre la rue de Namur et la place du Vieux Marché, incendiée par les Allemands au début du conflit; de son côté, l’Université de Bruxelles a choisi de disposer, sur un nouveau campus moderne, d’une bibliothèque aux collections en libre accès. Munie d’une grande salle de lecture de 150 places éclairée par de hautes baies vitrées, c’est l’outil indispensable voulu par ses promoteurs pour la formation des étudiants et le travail des enseignants. (9)
En 1924, un cahier des charges est rédigé. Le nouveau bâtiment devra constituer la carte de visite de l’Université, car situé à front de parcelle sur l’Avenue des Nations, l’actuelle Avenue Roosevelt, il a pour mission de cacher le bâtiment des Sciences. Le C.R.B. finance intégralement ce projet en accord étroit avec les autorités de l’ULB pour la définition des besoins à rencontrer. Le programme des nouvelles infrastructures fait l'objet d'un concours qui met pour condition le respect d’un « style historique à caractère belge ». (10)
C’est l’architecte Alexis Dumont qui est le lauréat du concours, avec une vision personnelle revisitant l’héritage de la Renaissance qui a séduit le jury. Le bâtiment A sort de terre en 1928-29. Il allie une vision extérieure à l’ancienne et un aménagement intérieur moderne, bien pensé par rapport aux fonctions auxquelles l’ensemble est destiné.
Les aménagements de la bibliothèque sont décrits en détails par la bibliothécaire en charge à l'époque, Hilda Kessels, dans la publication que nous rendons disponible en note. (11)
La bibliothèque constitue véritablement "le coeur du bâtiment" autour duquel sont disposés les séminaires et les bureaux des enseignants des facultés de Droit et de Philosophie et Lettres.
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| Vue du bâtiment A terminé - Fonds iconographique Archives de l'ULB |
Les aménagements de la bibliothèque sont décrits en détails par la bibliothécaire en charge à l'époque, Hilda Kessels, dans la publication que nous rendons disponible en note. (11)
La bibliothèque constitue véritablement "le coeur du bâtiment" autour duquel sont disposés les séminaires et les bureaux des enseignants des facultés de Droit et de Philosophie et Lettres.
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| Vue aérienne du campus du Solbosch au début des années 1930 - Fonds iconographique Archives de l'ULB |
Désormais installée dans ses nouveaux locaux sur un campus « à l’américaine » situé loin du centre-ville, l’ULB va connaître un développement constant de ses effectifs et de ses installations durant tout le XXe siècle. Rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien indéfectible de la Ville de Bruxelles et les mouvements de solidarité internationaux liés à l’issue de la Première Guerre mondiale.
Sur le thème de ce billet, nous attirons votre attention sur deux expositions que vous pouvez visiter en ce moment à Bruxelles :
« Au delà de la Grande Guerre 1918-1928 »
War Heritage Institute, Bruxelles, Parc du Cinquantenaire.
War Heritage Institute, Bruxelles, Parc du Cinquantenaire.
Exposition ouverte jusqu’au dimanche 22 septembre 2019.
« Bruxelles, novembre 1918. De la guerre à la paix? »
Musée Bellevue, Bruxelles, Place Royale.
Musée Bellevue, Bruxelles, Place Royale.
Exposition gratuite ouverte jusqu’au 6 janvier 2019.
Pour en savoir plus :
(1) Benoît Majerus, Bruxelles, 1918: révolution et sortie de guerre. In - Philippe Chassagne et Jean-Marc Largeaud, Villes en guerre, Paris, Armand Colin, 2004, pp. 196-207 et plus particulièrement ici p.203.
Voir également sur le même thème :
Laurence Van Ypersele et Axel Tixhon, Célébrations de Novembre 1918 au royaume de Belgique. In - Vingtième Siècle. revue d'histoire, n°67 (Juil.-Sept.2000), pp.61-78.
José Gotovitch, Les occupations allemandes en Belgique. In - Relations Internationales, n°79, 1994, pp. 303-317.
Claudie Weill, Les conseils en Allemagne 1918-1919. In - Le Mouvement Social, 1990, pp. 77-93.
(2) Luc Scheppens, Albert Ier et le gouvernement Brocqueville, 1914-1918. Aux origines de la question communautaire. Paris-Gembloux, Duculot, 1983, p. 226.
(3) Vincent Genin, Intégrer le droit international aux relations interétatiques : les juristes belges à Versailles en 1919. In – Relations Internationales, 2018/2, n°174, pp.39-52 et plus particulièrement ici p. 51.
Voir aussi, du même auteur, sur le rôle des juristes après guerre autour de Paul Hymans qui sera le premier Président de l'Assemblée Générale de la SDN: Vincent Genin, Le cas des experts belges à la Cour permanente de justice internationale, 1921-1930. Intégrer l’histoire du droit international au champ de l’histoire des relations internationales, In - Les Cahiers Sirice, vol. 18, no. 1, 2017, pp. 61-76.
(4) Georges H. Nash, Herbet Hoover’s Contribution to the Reconstruction of Belgium After World War I. In- Pierre-Alain Tallier et Patrick Nefors, Quand les canons se taisent : actes du colloque international organisé par les Archives de l'Etat et le Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire (Bruxelles, 3-6 novembre 2008). Bruxelles, AGR (études sur la Première Guerre mondiale, n°18), 2010, pp. 365-366.
(4) Sébastine Farré, La Commission for Relief of Belgium: neutralité, action humanitaire et mobilisations civiles durant la Première Guerre mondiale. In - Relations internationales, 2014, no 3, pp. 69-82. et plus particulièrement ici p.77.
Voir aussi :
(6) Kenneth Bertrams, Un partenariat à double facette? Milieux académiques et industriels dans le secteur électrique belge (1880-1940). In - Annales historiques de l’électricité. Victoires éditions, 2007, pp. 33-46. pour une analyse fine des interactions entre université et industrie dans l'évolution des conceptions pédagogiques.
Et du même auteur voir aussi :
Kenneth Bertrams, 2. De l'action humanitaire à la recherche scientifique : Belgique, 1914-1930 , In - Ludovic Tournès éd., L'argent de l'influence. Les fondations américaines et leurs réseaux européens. Autrement, 2010, pp. 45-63.
NB. Le F.N.R.S. a été créé en 1928 suite au Discours de Seraing prononcé par le Roi Albert Ier le 1er octobre 1927.
(8) Jan Van Impe, De Universiteits-Bibliotheek van Leuven. Het verhaal van een Feniks. Leuven, Universitaire Pers, 2003, p. 22 et suivantes.
(9) Pour une analyse détaillée des relations complexes et parfois difficiles entre Herbert Hoover et Emile Franqui, voir :
Liane Ranieri, Emile Francqui, ou l'intelligence créatrice : 1863-1935. Gembloux, Duculot, 1985.
(10) Le même architecte sera responsable des pavillons J avenue Roosevelt en 1928 et de la cité Héger en 1931. Pour une étude globale du patrtimoine construit sur le campus du Solbosch, voir la note : Université libre de Bruxelles. Le campus du Solbosch. Inventaire du Patrimoine architectural, Bruxelles-Extensions Sud, en ligne.
Pour une étude complète sur l'histoire des Bibliothèques de l'ULB, voir :
Jean Pierre Devroey et Christian Brouwer, Bibliothèques : les Bibliothèques de l'Université Libre de Bruxelles depuis sa création et la Nouvelle Bibliothèque des Sciences Humaines. Bruxelles, Bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles, 1995, et plus particulièrement pp. 38-40.
(11) Hilda Kessels, La Bibliothèque de l'Université Libre de Bruxelles. In - Revue de Bibliothèques, Paris, 1928, pp.302-315.
Voir également :
Henry Dupuis, Krzysztof Pomian et Isabelle Van Den Broeke (éds.), 14-18 c’est notre histoire. Bruxelles, Tempora – Musée de l’Europe, 2014, pp.103-150.
Chantal Kesteloot et Bruno Benvindo, Bruxelles ville occupée 1914-1918. Bruxelles, GEGES -Renaissance du Livre, 2016.
Laurence Van Ypersele, Emmanuel Debruyne et Chantal Kesteloot, Bruxelles, la mémoire et la guerre (1914-2014). Bruxelles, la Renaissance du Livre, 2014.
Stéphane Audoin-Rouzeau et Christophe Prochasson, Sortir de la Grande Guerre-Le monde et l'après 1918. Paris, Tallandier, 2015.
Catherine Gauthier et Gonzague Pluvinage, Deuil, souvenir et folklore. Quand Manneken-Pis commémore les soldats de la Grande Guerre. In -Cahiers Bruxellois–Brusselse Cahiers, 2014, vol. 46, no 1F, pp. 63-71.
Jan Naert, L’épuration des bourgmestres belges après la Première Guerre mondiale (1918-1921). In : En territoire ennemi Expériences d'occupation, transferts, héritages (1914-1949). Ed. James Connolly et al., Villeneuve d’As, Presses Universitaires du Septentrion, 2018, pp. 58–79.
Laurence Van Ypersele, Au nom de la Patrie! A mort les traîtres. La répression des inciviques belges de 1914 à 1918. In -Histoire@ Politique, 2007, no 3, pp. 1-16.
Peter Scholiers, The policy of survival : food, the State and social relations in Belgium, 1914-1921.
In - The Origins and Development of Food Policies in Europe published by John Burnett and Derek J. Oddy. London, New York (NY), Leicester University Press, 1994, pp.39-54.
Sophie De Schaepdrijver, A Civilian War Effort: the Comité National de Secours et d’Alimentation in Occupied Belgium, 1914-1918. In - Remembering Herbert Hoover and the Commission for Relief in Belgium. Proceedings of the Seminar on the Humanitarian Work and Legacy of Herbert Hoover held at the University Foundation on October 4, 2006. Bruxelles, 2007. pp. 24-37.
Serge Jaumain et Wanda Balcers, Bruxelles 1910: De l’exposition universelle à l’Université. Bruxelles, Racines, 2010.
« En avril 1910, le Solbosch, futur campus de l'Université libre de Bruxelles, accueillait une prestigieuse exposition universelle, aujourd'hui largement oubliée par la mémoire collective. Pourtant, près de 13 millions de visiteurs belges et étrangers sillonneront les allées de cette impressionnante manifestation dédiée aux nations, à leur culture et à leurs entreprises.
Au-delà du succès populaire, l'exposition de 1910 joua un rôle essentiel dans l'urbanisation de nouveaux quartiers de l'est de la ville. Si les bâtiments furent entièrement démontés dès la fin de l'événement, un peu plus tard, au début des années 1920, l'avenue des Nations (rebaptisée avenue Franklin Roosevelt après la Seconde Guerre mondiale) fut prolongée jusqu'à l'hippodrome de Boitsfort, facilitant l'implantation de prestigieuses demeures. Les terrains libres du Solbosch attirèrent aussi l'attention des autorités de l'ULB, lorsque celle-ci fut forcée de quitter le centre-ville. »
Voir enfin le numéro de novembre 2018 de la Revue Nouvelle qui consacre un dossier à la Première Guerre mondiale : Geneviève Warland, La Grande Guerre. Paysages, mémoires et représentations. In – La Revue Nouvelle, 2018, n°7, pp.30-32.























